Emploi 28 mai 2017 - LE PARISIEN - Simon GOURRU

Oise : Stokomani grandit encore… et embauche !

LE PARISIEN - Simon GOURRU -  28 mai 2017

La société née en 1961 à Creil se porte bien. Elle vient de racheter un concurrent et prévoit de créer une trentaine de postes dans l’Oise.

Qu’il semble loin le temps où Stokomani ne possédait qu’une enseigne, rue Jean-Jaurès, à Creil. Désormais, la société spécialisée dans le déstockage est présente sur tout le territoire avec 70 magasins, dont trois dans l’Oise (à Beauvais, Nogent et Saint-Maximin). Une expansion fulgurante qui n’est pas près de s’arrêter : l’enseigne vient d’annoncer la reprise de cinq fonds de commerce de Mac Dan, un acteur majeur du discount dans le sud-est de la France. Alors que la plupart des entreprises historiques du Bassin creillois ont mis la clé sous la porte, Stokomani continue d’embaucher. La direction estime à une trentaine le nombre de création d’emplois (vendeurs, caissiers, magasiniers…) pour l’année à venir dans l’Oise*.

« Après avoir eu connaissance du processus de vente à Noël, je suis rentrée de vacances pour rencontrer le directeur de Mac Dan, sourit Delphine Mathez, présidente de Stokomani. Pour nous implanter, il nous faut des surfaces entre 2 000 et 2 500 m2, il n’y en a pas tant que ça. Ce qui nous a obligés à nous positionner rapidement. » La vente désormais actée, la prochaine étape consiste à préparer les nouveaux magasins, qui passeront sous pavillon Stokomani, mais aussi à former la cinquantaine d’employés qui va rejoindre les rangs de la société.

« Nous reprenons l’intégralité des salariés de Mac Dan qui pourront, si besoin, profiter de notre réseau pour être recrutés dans un autre de nos magasins », rassure la présidente.

Ce rachat va également avoir des conséquences dans l’Oise. Notamment sur la surface logistique de Longueil-Sainte-Marie. « Il y aura un surplus d’activité à prévoir, précise Delphine Mathez. De toute manière, nous accroissons notre capacité logistique de façon régulière. »

Pour la présidente, « ce rachat colle parfaitement à notre projet de croissance ambitieux » Et c’est le moins que l’on puisse dire. En 10 ans, la société creilloise est passée de 520 à 2 180 employés (300 dans le département) et de 119 à 390 M€ de chiffre d’affaires. Le secret de Stokomani ? « Mon prédécesseur, Jean-Jacques Nimani, a transformé une entreprise en concept, tout le mérite lui revient », assure-t-elle. Outre les magasins Mac Dan, Stokomani va ouvrir dix autres magasins d’ici la fin de l’année, comme à Amiens ou encore à Lens. Le tout en restant fidèle à l’Oise. « Nous en sommes très fiers. Ce département nous a vus naître, nous y sommes très attachés. »

*Les offres d’emploi sont à consulter sur le site http://www.stokomani.fr/leparisien.fr

L’incroyable success story d’une entreprise familiale

La saga commence avec Maurice Namani, le fondateur. Originaire d’un petit village corse, Asco, il quitte l’Ile de Beauté pour Paris et le quartier du Sentier, où il ouvrira « Les soldes de Namani » en 1961. Dix ans plus tard, il installe son premier magasin à Creil, sur la rue Jean-Jaurès. C’est son fils, Elie Namani, qui prendra la suite et donnera à la société le nom de Stokomani. La société connaît alors une expansion qui ne se démentira pas. Un autre fils Namani, Jean-Jacques, qui a depuis pris la tête de Stokomani, cède la présidence en 2016, à Delphine Mathez, tout en restant actionnaire. Les dix dernières années, le chiffre d’affaires a été quasiment multiplié par quatre, tout comme le nombre d’employés.